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Trouver une filiation sans acte de mariage

Dans toute généalogie, la voie la plus rapide pour remonter le temps et trouver ses ancêtres est la consultation des mariages où sont mentionnés, jusqu'à une certaine époque, les parents des conjoints. Pour de multiples raisons, certains actes de mariage demeurent introuvables ou muets sur les parents des conjoints. Que faire alors pour poursuivre l'ascendance malgré tout ?

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1ère méthode : les autres événements et les témoins

Rien ne vaut un exemple pour illustrer une démonstration. Jacques SAUCISSE baptisé à Varades (44) le 10/11/1726 est le fils de Jacques et Isabelle ROUEZ, mais je ne parviens pas à trouver leur mariage sur les paroisses environnantes. Qui étaient donc les parents de Jacques et son épouse Isabelle ? Je trouve alors la seconde union d'un Julien ROUEZ, veuf d'Elisabeth LERAT, avec Jeanne FOURMIE, le 07/02/1719 à Varades. Y est cité, Jacques SAUCISSE, gendre de l'époux. Cela laisse peu de doute. Julien ROUEZ et Elisabeth LERAT sont très certainement les parents d'Isabelle (d'autant qu'Isabelle est un prénom variant souvent en Elisabeth). A sa sépulture, le 22/10/1755 à Varades, Jacques SAUCISSE est dit « veuf d'Isabelle ROUEZ » et « âgé d'envion 69 ans ». Jacques est donc né entre 1685 et 1686, environ. SAUCISSE n'est pas un patronyme bien courant. Le seul Jacques né dans ce secteur, et a cette période, serait Jacques SAUCISSE, fils de Julien et Renée DUPRÉ, baptisé le 09/09/1688 à Saint-Herblon. Il y aurait une erreur de 2 à 3 ans sur son âge au décès, d'où le « environ » qui dénote une incertitude du prêtre à connaître l'âge du défunt.

En l'absence du mariage de Jacques et Isabelle, j'ai donc pu connaître leurs parents respectifs, en gardant à l'esprit qu'une erreur reste possible sur l'ascendance de Jacques et que d'autres événements pourront confimer ou infirmer cette hypothèse.

2ème méthode : les actes notariés

La vie de nos ancêtres ne se lit pas seulement sur les registres paroissiaux ou d'état-civil. En effet, ils passaient régulièrement devant le notaire, pour tout ce qui avait trait aux biens si modestes soient-ils. Contrats de mariages et successions sont de véritables mines pour connaître les liens de parenté.

Pendant plusieurs années, je suis resté bloqué sur ma branche patronymique au mariage de Pierre VOISINE, fils de Pierre et Julienne GAIGNANT, le 11/02/1727 à Belligné (44) avec Marie MILAN, fille de Jean et Estiennette MENET. Je connaissais l'ascendcance de Julienne GAIGNANT par le décès de sa mère, Mathurine LEFEUVRE, où était cité Pierre VOISINE.
Malgré la lecture des 7 mariages des 5 soeurs de Pierre (fils), leurs baptêmes à Varades ou Belligné, je ne parvenais pas à capter la moindre piste d'une ascendance de Pierre (père). Je me suis donc lancé dans la recherche d'actes notariés pouvant concerner cette famille. La principale difficulté est de tomber sur le bon notaire. J'ai eu de la chance. Plusieurs actes notariés de Maître Etienne Mercier, notaire des baronnies d'Ancenis et Montrelais, m'ont permis de recomposer une partie de la fraterie de Pierre (père) et son ascendance sur 3 générations. En effet, ces documents mentionnaient le père de Pierre, Julien VOISINE, auquel était associé une certaine Nicole dont le prénom avait été rayé. Or je connaissais le mariage d'un Julien VOISINE et d'une Nicole SUZINEAU le 26/06/1668 au Louroux-Béconnais. Il s'agissait en fait des parents de Pierre.

Alors ne désespérez pas s'il vous manque un mariage, il est souvent possible d'identifier l'ascendance d'un couple par ces moyens détournés et bien d'autres encore.

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